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Chalet du Mont-Jasper

Chalet du Mont-Jasper

Implanté en altitude, sur le flanc ouest du Mont-Jasper et en surplomb sur le lac Archambeault, le projet cherche à préserver la présence forte du panorama et à s’inscrire harmonieusement dans son environnement.

Le chalet s’ouvre généreusement vers les vues spectaculaires du Lac Archambault et des montagnes laurentiennes, tout en maintenant une relation intime avec la forêt environnante. Posé sur un plateau naturel, la forme pliée de la maison épouse le tracé de la crête au-delà de laquelle le sol se dérobe, dégageant la cime des grands conifères ancrés à flanc de montagne. Des éléments en porte-à-faux, soit la chambre principale et la terrasse, profitent de cette position en surplomb. Ils offrent aux occupants cette impression d’être suspendus entre ciel et terre.

Dès l’arrivée, le bâtiment se scinde en deux pavillons, la maison et le garage, reliés par un toit pour cadrer une percée visuelle vers le lac et les montagnes au loin. Cette ouverture marque le point d’entrée de la maison.

Le gabarit de la maison est formé de 2 volumes. Un volume haut, épuré, clair et lumineux, qui accueille les aires de vie. Un autre volume plus bas, enveloppant, couvert d’une charpente en sapin Douglas, abrite la chambre principale et la cuisine.

L’aire de vie s’ouvre largement sur la vue au loin, la lumière d’après-midi et les couchers de soleil en soirée. Le décalage de hauteur entre les deux volumes de la maison permet d’insérer un bandeau vitré en hauteur qui capte la lumière du matin, assurant un apport solaire tout au long de la journée. Dans le prolongement du salon, une terrasse en porte-à-faux poursuit les espaces de vie à l’extérieur et renforce la relation au paysage.

Dans le volume bas, l’espace se resserre. La structure apparente en sapin Douglas crée une atmosphère chaleureuse et intime. La cuisine y est encastrée, comme dans un cocon de bois ouvert sur l’aire de vie. Dissimulée derrière la bibliothèque, la suite parentale se déploie en une séquence d’espaces menant à l’aire de repos, orientée vers la forêt et surélevée du terrain naturel.

Le chalet profite de la pente du terrain en proposant un rez-de-jardin accessible destiné aux espaces des enfants et des invités. Cette implantation minimise le remaniement excessif du sol.

La matérialité participe également à l’ancrage du chalet dans son contexte. Le revêtement extérieur, en cèdre blanc local, vieilli naturellement. Sa teinte, qui grisonne avec le temps, dialogue avec la forêt. La structure en sapin Douglas marque aussi la présence dominante du bois dans ce contexte naturel. À l’intérieur, le chêne rouge est utilisé pour le mobilier intégré aux détails soignés. Il se marie et dialogue avec la charpente de bois brute de sapin Douglas. La pierre naturelle, le béton et certaines surfaces en plâtre vénitien complètent une palette durable, robuste et pérenne. Les autres surfaces sont blanches et lumineuses, laissant place à la vue du paysage environnant.

 

Année : 2026
Équipe : Paul Bernier, Luc-Olivier Daige, Claudia Campeau, Pascal Labelle
Ingénieur : Alain Mousseau (Calculatec)
Entrepreneur général : Construction Metric
Photos : Raphaël Thibodeau